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Les critères RGAA 4.0 : Simplifiez votre audit de conformité

Découvrez comment simplifier votre audit de conformité RGAA 4.0. Augmentez votre taux de conformité et réduisez les plaintes usagers !

Si vous travaillez dans une mairie, une communauté de communes ou une association subventionnée, vous avez sans doute déjà croisé l’expression “rgaa 4.0 critères.” Derrière ce sigle, se cache en réalité un ensemble de règles incontournables pour rendre votre site web accessible à tous vos usagers. En tant que chargé de communication ou de stratégie digitale, vous savez que votre plateforme doit rester accueillante et conforme aux normes en vigueur. Cependant, réaliser un audit de conformité peut sembler complexe, surtout quand vous jonglez déjà avec un calendrier chargé et des ressources parfois limitées.

Pourtant, l’enjeu est crucial. Les personnes en situation de handicap – qu’il s’agisse de déficience visuelle, auditive ou motrice – ont besoin de parcours numériques simplifiés et inclusifs. Avec les critères RGAA 4.0, vous bénéficiez d’un référentiel clair pour combler de potentielles lacunes. Parallèlement, vous pouvez aussi mesurer l’efficacité de vos améliorations grâce à des indicateurs concrets comme le taux de conformité et la baisse des plaintes usagers. Dans cette logique, le RGAA n’est pas un obstacle, mais bien un outil puissant pour optimiser votre site et renforcer la satisfaction de votre communauté.

Dans ce guide, nous allons plonger dans l’univers RGAA 4.0 et 4.1, expliquer pourquoi ces fameuses 106 règles comptent autant et comment vous pouvez préparer un audit de conformité efficace. Vous découvrirez aussi des conseils pour adapter ces exigences à votre propre contexte, sans exploser votre budget ni sacrifier votre agenda. Prêt à rendre votre site web plus équitable et plus performant? Suivez le guide.

Explorez l’importance du RGAA

Le Référentiel Général d’Accessibilité pour les Administrations (RGAA) n’est pas uniquement destiné aux administrations d’État. Vous pouvez tout à fait être concerné, que vous gériez la communication d’une mairie rurale, d’un office de tourisme ou d’une association culturelle. En clair, si votre structure est financée par des fonds publics ou traite avec des usagers au sens large, vous avez intérêt à respecter ces critères.

Un standard nécessaire

  • Le RGAA version 4 a été publié le 16 septembre 2019 et mis à jour le 18 avril 2023 par la direction interministérielle du numérique (DINUM). Son objectif: faciliter l’amélioration de l’accessibilité des sites, services et contenus digitaux pour toutes les personnes en situation de handicap [1].
  • Cette version comptabilise 106 critères, répartis en thématiques précises (couleurs, contrastes, navigation clavier, interprétation des images, etc.). Ces critères existent pour vous guider dans la vérification et la correction de votre site.

Le nombre de règles peut paraître élevé, mais il faut les voir comme des jalons. Chaque critère correspond à un test ou à une série de tests techniques, permettant une meilleure lisibilité, une plus grande consistante et la réduction des erreurs d’interprétation. En tant que chargé de projet, vous n’avez pas besoin de tous les maîtriser sur le bout des doigts, mais il vous faut une vision globale pour identifier les priorités.

Un cadre légal et social

La loi vous oblige à respecter un certain niveau d’accessibilité numérique, surtout si votre structure est un acteur public ou subventionné. Au-delà de l’aspect légal, la dimension sociale est tout aussi primordiale. Vous cherchez à renforcer la proximité avec vos usagers? Garantir un site inclusif est un excellent atout, car aucun visiteur ne se sent mis à l’écart. Vous renforcez alors votre image de marque, votre crédibilité et vous pourriez même gagner en visibilité.

Un impact direct sur vos KPIs

Si votre site web ne respecte pas les critères RGAA 4.0, vous risquez d’augmenter le nombre de plaintes usagers liées à l’accessibilité. Par ricochet, vos équipes support seront plus sollicitées pour corriger les problèmes. Au contraire, un taux de conformité élevé amène souvent une hausse de la satisfaction générale, une meilleure réputation et une réduction du taux de rebond. Vous pouvez même mesurer la différence à travers l’évolution du temps passé sur chaque page et d’autres indicateurs suivant votre outil d’analyse web.

À qui s’adresse cette norme?

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, le RGAA ne cible pas exclusivement les grosses structures publiques. Les municipalités de petite taille, les collectivités locales et les associations subventionnées doivent aussi se conformer. Cela implique souvent de planifier un audit de conformité dès la création ou la refonte du site. Si vous collaborez avec une agence web, assurez-vous qu’elle connaisse et applique ces recommandations, car vous restez responsable de la mise en conformité.

Un cycle d’actualisation continu

Vous entendrez sans doute parler de RGAA 4.1, la version officiellement publiée le 18 février 2021 et toujours considérée comme la référence actuelle [2]. Cette version a supprimé les distinctions de niveaux A et AA, rendant toutes les règles obligatoires. De plus, si le RGAA n’est pas mis à jour pendant trois ans, vous avez la possibilité de créer des tests supplémentaires adaptés aux évolutions techniques (JavaScript, frameworks récents, etc.). Autrement dit, l’accessibilité est un chantier continu et non un one-shot.

Focus sur votre contexte local

Dans la pratique, vous avez vos propres contraintes: budget annuel, calendrier serré, équipe réduite de 2 à 6 personnes… Vous devez peut-être respecter un cahier des charges fixé par un marché public tout en rassurant vos élus ou vos financeurs. C’est précisément là que le RGAA devient un repère. Il vous donne la feuille de route pour prioriser vos actions. Plutôt que de cumuler des retours négatifs ou de risquer une non-conformité, vous procédez étape par étape et pouvez présenter des résultats concrets.

Faire vivre la conformité

Respecter les critères RGAA 4.0 ne consiste pas à remplir un check-list statique. Vous devrez prévoir des formations pour l’équipe éditoriale, mettre à jour vos contenus, réaliser des tests avec des utilisateurs cibles. C’est un processus participatif qui nécessite un minimum de suivi. Mais rassurez-vous: plus vous anticipez et plus vous intégrez la culture de l’accessibilité, plus il sera facile de maintenir un haut niveau de conformité au fil du temps.

Déchiffrez les 106 critères

Bien que vous ne soyez pas nécessairement expert technique, comprendre la structure globale des 106 critères vous aidera considérablement. De quoi parle-t-on exactement? Et en quoi ces critères touchent-ils vos pages?

Organisation générale des critères

Chaque critère s’inscrit dans une catégorie visant un aspect spécifique de l’accessibilité. Par exemple:

  1. Le suivi du contraste couleur pour les textes et fonds d’écran.
  2. La possibilité de naviguer sans souris, uniquement au clavier.
  3. La transcription des éléments multimédias (sous-titres, audio-description).
  4. L’accessibilité des formulaires et des champs de recherche.

Chaque catégorie répond à une logique d’usage pratique: comment une personne malvoyante, malentendante ou ayant un handicap moteur peut-elle interagir avec votre site? En sachant cela, vous repérez plus vite les points sensibles à corriger.

Des tests et des techniques de mise en œuvre

En moyenne, vous trouverez 2,5 tests par critère. Ces tests s’appuient sur des techniques HTML, CSS ou JavaScript préconisées par le RGAA [2]. Cela vous évite d’improviser ou d’interpréter la norme à votre manière. Vos développeurs s’appuient sur une méthodologie claire, ce qui assure une meilleure cohérence des correctifs. Ensuite, vous pouvez documenter ce travail pour prouver votre respect de la conformité lors d’un audit.

Adaptation à votre environnement technique

Certains projets web utilisent des CMS connus (WordPress, Drupal, Joomla), tandis que d’autres optent pour du sur mesure. Selon votre choix, l’implémentation des critères RGAA variera légèrement. Par exemple, si vous utilisez un éditeur WYSIWYG pour rédiger vos articles, vous devrez:

  • Vérifier que les balises de titres (h1, h2, h3…) sont correctement hiérarchisées.
  • Vérifier les attributs alt sur vos images.
  • Contrôler la possibilité de naviguer dans le contenu à l’aide du clavier.

Si vous utilisez des composants JavaScript complexes ou des frameworks (React, Vue.js, etc.), vous devrez attacher une attention spéciale à la compatibilité avec les lecteurs d’écran et la gestion du focus.

RGAA 4.1 et limites du référentiel

Vous vous demandez peut-être pourquoi on entend parfois “RGAA 4.0” et parfois “RGAA 4.1.” En réalité, la version 4.1 a entériné la fusion des niveaux A et AA, rendant chaque critère obligatoire. Cela ne modifie pas profondément la structure globale. Toutefois, le RGAA 4.1 ne couvre pas tous les aspects du numérique, notamment les applications mobiles natives, les logiciels installés ou le mobilier urbain numérique [2]. Dans ces cas spécifiques, il faut se référer à la norme EN 301-549 V2.1.2.

Utilité pour votre audit

Le grand avantage de connaître le détail des 106 critères, c’est de simplifier votre audit de conformité. Vous pouvez demander à votre prestataire ou à votre équipe interne d’analyser:

  • Le balisage: titres, listes, paragraphes.
  • Les images et le multimédia: description, sous-titres, transcription.
  • La navigation: commande au clavier, menus accessibles, fil d’Ariane.
  • Les formulaires: labels, messages d’erreur, aides contextuelles.
  • Les tableaux: structure et en-têtes.

Chaque critère vérifié vous rapproche d’un niveau de conformité maximale.

Des retours plus précis

En segmentant votre analyse par critère, vous obtenez un relevé détaillé de ce qui ne va pas. Au lieu d’un rapport trop généraliste, vous disposez d’une feuille de route concrète, point par point. Cela facilite la discussion avec vos développeurs ou votre agence web lors des phases correctives. De plus, vous pouvez prioriser vos actions en fonction de l’impact sur l’expérience utilisateur: par exemple, corriger d’abord tout ce qui bloque un lecteur d’écran, puis affiner les éléments de pure ergonomie.

Lien avec le référencement

Au-delà de l’accessibilité, l’amélioration du code source peut influer positivement sur votre référencement naturel (SEO). Les moteurs de recherche détectent mieux un site bien balisé. Les images correctement décrites avec un attribut alt bénéficient éventuellement d’une meilleure indexation, ce qui peut contribuer au trafic organique. Vous faites donc d’une pierre deux coups: vous respectez les exigences légales et vous optimisez la visibilité de votre site.

Préparez votre audit de conformité

Vous voici prêt à passer à la phase concrète: l’audit. Bien mené, il vous offrira une photographie précise de la situation. Vous saurez où vous en êtes, et surtout par où commencer l’amélioration.

Définissez vos objectifs

Avant de lancer des tests, prenez un moment pour clarifier:

  • Quel est l’objectif principal de votre site? (Informations publiques, démarches en ligne, mise en avant d’événements?)
  • Quel est votre public cible? (Personnes âgées, familles, étudiants, etc.)
  • Quelles fonctionnalités critiques doivent absolument être accessibles? (Paiement en ligne, formulaires de contact, consultation de documents officiels.)

Plus vos objectifs sont définis, plus l’audit pourra être ciblé et pertinent. Vous évitez de vous perdre dans des corrections secondaires.

Constituez l’équipe

Si vous collaborez déjà avec un prestataire spécialisé, discutez avec lui des modalités d’audit. Sinon, vous pouvez mobiliser:

  • Votre équipe web (développeurs, intégrateurs).
  • Un référent accessibilité, si vous en avez un.
  • Votre équipe éditoriale (rédacteurs) pour revoir la cohérence des contenus.
  • Des testeurs volontaires, incluant idéalement des personnes en situation de handicap, afin de recueillir un feedback réel.

Cette équipe devra travailler de façon coordonnée, chacun ayant une vision claire de sa mission.

Choisissez vos outils de test

Pour gagner du temps, utilisez des validateurs automatiques ou semi-automatiques d’accessibilité. Certains plugins de navigateurs signalent rapidement les erreurs d’implémentation HTML ou CSS. Vous pouvez aussi recourir à des outils spécialisés, dont certains sont gratuits. Cependant, gardez à l’esprit que les audits automatiques ne remplacent jamais une vérification humaine, notamment pour juger la pertinence des textes alternatifs ou pour tester la navigation au clavier.

Programmez un calendrier réaliste

L’audit implique de tester un échantillon représentatif de vos pages. Inutile de passer au crible chaque article de blog, mais identifiez les gabarits principaux: page d’accueil, page contact, formulaire, landing pages, blogs, etc. Prévoyez un planning qui vous permet d’agir rapidement sur les correctifs. Par exemple:

  1. Phase d’audit (1 à 2 semaines).
  2. Restitution des résultats (1 semaine).
  3. Plan d’action et correctifs prioritaires (2 à 4 semaines).
  4. Contrôle final et validation (1 semaine).

Bien sûr, adaptez ces délais à la taille de votre site et à vos ressources disponibles.

Tenez compte des contraintes budgétaires

Avec un budget de 15k à 60k, vous pouvez vous permettre un niveau d’audit plus ou moins approfondi. Dans certains cas, vous aurez peut-être besoin d’un prestataire externe pour un audit officiel. Dans d’autres, vous pourrez combiner l’expertise interne avec l’utilisation d’outils de test. L’important est de choisir une solution qui garantisse la fiabilité du diagnostic sans pour autant peser démesurément sur vos finances.

Communiquez en interne

L’audit de conformité RGAA n’est pas qu’une affaire de techniciens. Les élus, les dirigeants ou les responsables de services doivent comprendre l’enjeu de l’accessibilité. Présentez-leur un résumé clair: le site doit respecter un standard légal, mais c’est aussi un facteur d’inclusion et un gage de bonne volonté envers vos usagers. Soulignez que, dans le cadre d’un marché public, vous évitez ainsi toute mise en cause juridique ou sanction potentielle.

Collaborez avec une agence spécialisée

Vous craignez que cet audit mobilise trop d’efforts? Rassurez-vous, vous pouvez faire appel à une agence web comme Coqpit. Depuis 2016, Coqpit a accompagné plus de 400 clients sur la création et la refonte de sites, avec l’appui de 20 collaborateurs spécialisés dans le développement web. Le tout en gardant un regard attentif sur l’innovation, la qualité du service client et, bien sûr, la conformité au RGAA. Cette expertise vous permet de déléguer une partie ou la totalité de l’audit, pour vous concentrer sur votre cœur de métier.

Approfondissez la méthodologie de test

Le RGAA 4.0 (et sa version 4.1) s’accompagne d’une méthodologie d’évaluation très concrète. Comprendre cette méthodologie, c’est solidifier votre audit et améliorer la pertinence de vos correctifs.

La check-list du RGAA

Chaque critère dispose d’un ensemble de tests:

  1. Vérification d’éléments structurels (titres, tableaux, listes, etc.).
  2. Contrôle des contrastes et des couleurs.
  3. Test des alternatives textuelles pour les images et les vidéos.
  4. Inspection de l’accessibilité des formulaires.
  5. Vérification du respect des bonnes pratiques CSS et JavaScript.

Chaque test est décrit avec précision, ce qui limite la marge d’interprétation. Par exemple, pour les images, vous devrez vérifier que le texte alternatif décrit de façon adéquate le contenu. Si c’est un schéma explicatif, le texte alt doit refléter ce que le schéma illustre. S’il s’agit d’une image décorative, vous pouvez la rendre invisible pour les lecteurs d’écran.

Les spécificités mobiles

Le RGAA 4.1 ne couvre pas les applications mobiles natives, mais si vous avez développé un site responsive, vous devrez vérifier son accessibilité sur différents appareils (smartphone, tablette, etc.). Testez la navigation tactile, l’orientation écran (portrait/paysage), la taille des boutons, la lisibilité du texte… De nombreuses personnes consultent les sites publics en mobilité, il est donc important de ne pas négliger cet aspect.

Les scénarios utilisateurs

Un test purement technique ne suffit pas toujours. Vous devez reconstruire des scénarios d’usage pour vos usagers:

  • S’inscrire à la newsletter.
  • Effectuer une demande de rendez-vous en ligne.
  • Consulter un PDF.
  • Payer une facture en ligne ou un service public local.

Essayez de réaliser chacune de ces actions en vous appuyant uniquement sur le clavier. Parfois, simulez l’utilisation d’un lecteur d’écran pour vérifier la cohérence de l’annonce vocale. Les problèmes d’accessibilité apparaissent souvent dans ces cas concrets.

L’importance du feedback utilisateur

Rien ne remplace l’expérience vécue par un utilisateur avec handicap. Si possible, collaborez avec des associations locales ou des bénévoles concernés. Leur retour sera bien plus précieux que quelques tests “manuels.” Ils vous diront par exemple qu’un formulaire est difficile à remplir, que le focus se perd lorsqu’on appuie sur Tab, ou encore que certains boutons ne sont pas annoncés correctement par le lecteur d’écran.

Outils et extensions utiles

  • Wave Evaluation Tool (extension sur Chrome/Firefox).
  • Axe DevTools (module d’analyse).
  • Outils intégrés au navigateur (inspection, simulateurs de vision daltonienne).

Ces extensions signalent souvent le non-respect de certains critères RGAA. Cela sert de base pour engager la discussion avec votre intégrateur ou votre prestataire externe.

Documentez vos résultats

Durant toute la phase de test, prenez l’habitude de consigner vos observations dans un tableau ou un outil de suivi. Indiquez pour chaque critère:

  • L’état actuel (OK ou à corriger).
  • Les éléments du site concernés.
  • Les priorités (urgent / important / à améliorer).
  • Les actions à mener pour la mise en conformité.

Ce rapport vous aidera à justifier les efforts, à mesurer vos progrès et à présenter un bilan clair à vos supérieurs ou investisseurs.

Lien vers rgaa 4

Vous entendez souvent parler de RGAA 4.1, mais vous vous questionnez peut-être aussi sur RGAA 4 (la version qui a précédé 4.1 et regroupait différents niveaux A et AA). Si vous souhaitez une présentation plus détaillée des évolutions entre la version 4 et 4.1, vous pouvez consulter rgaa 4. Ce complément vous aidera à tracer l’historique de la norme tout en clarifiant les points de passage entre les anciennes et nouvelles exigences.

Adaptez RGAA 4.0 à votre site

Après l’audit, l’étape la plus importante reste l’intégration des correctifs. Chaque site ayant ses spécificités, votre plan d’action devra tenir compte de votre contexte et de vos priorités.

Mettez à jour votre charte graphique

Le non-respect des contrastes et de la lisibilité arrive souvent en tête des problèmes rencontrés par les personnes malvoyantes. Si votre site arbore des couleurs pastel ou si la police est trop petite, envisagez d’ajuster ces points. Des plateformes gouvernementales comme République Française proposent des guides pour vérifier le ratio de contraste exigé (3:1 ou 4,5:1 selon le type de texte).

Optimisez la navigation par clavier

Veillez à ce que le focus soit clairement visible lorsqu’on navigue au clavier, et que l’ordre de navigation ait du sens (en allant du menu principal aux contenus, puis au pied de page, sans sauts). Vérifiez que les menus déroulants s’ouvrent sans piège et que l’on puisse les refermer à tout moment. Dans certains cas, vous devrez refondre des composants JavaScript pour garantir leur compatibilité.

Retravaillez vos contenus multimédias

Les vidéos nécessitent généralement des sous-titres. Les podcasts ou bandes audios peuvent être accompagnés d’une transcription. Cela vous demandera peut-être une charge éditoriale supplémentaire, mais c’est indispensable pour inclure les personnes sourdes ou malentendantes. De plus, ce contenu texte pourra être optimisé pour le SEO, ce qui constitue un avantage supplémentaire.

Uniformisez vos formulaires

Si votre site contient des formulaires d’inscription, de prise de contact ou de déclaration en ligne, soignez particulièrement:

  • L’association du label et du champ de formulaire.
  • L’annonce des champs obligatoires.
  • La pertinence des messages d’erreur, annoncés de façon claire.

Aussi, vérifiez la logique d’ordre de tabulation. Vos utilisateurs ne doivent pas se perdre en passant d’un champ à l’autre.

Gérez les PDF et autres formats

Nombre d’administrations publient des documents PDF. Or, tous ne sont pas forcément lisibles par un lecteur d’écran. Vous devrez souvent reformater vos PDF ou proposer une version alternative au format HTML. Cela implique de partir d’un document source bien structuré (titres, intertitres, paragraphes…) pour générer un PDF accessible. Cette étape, parfois fastidieuse, contribue grandement à votre taux global de conformité.

Formez vos contributeurs

La meilleure solution pour ne pas retomber dans les mêmes travers est de former votre équipe éditoriale. Lorsqu’ils ajoutent un nouvel article, une nouvelle image ou un nouveau module, ils doivent avoir le réflexe de vérifier l’accessibilité: balises alt, titre de page pertinent, hiérarchie des balises Hn, etc. Une formation initiale, puis des piqûres de rappel périodiques, consolident votre culture d’accessibilité.

Anticipez l’avenir

Le RGAA est mis à jour en fonction de l’évolution des technologies et des pratiques. Ne voyez pas l’accessibilité comme un exercice ponctuel, mais comme un processus continu. D’ailleurs, si le référentiel n’est pas actualisé dans les trois ans, comme mentionné précédemment, vous pourrez être amené à créer des tests supplémentaires répondant à des usages émergents (interfaces dynamiques, chatbots, etc.). Rester informé et vigilant vous évitera de devoir tout refaire dans quelques années.

Passez à l’action

Vous disposez désormais d’une vue d’ensemble: vous savez ce que couvrent les rgaa 4.0 critères, comment se déroule un audit et de quels outils vous avez besoin. Il est temps de passer à l’action et de faire de l’accessibilité un pilier de votre stratégie digitale.

Établissez un plan de déploiement

  1. Priorisez d’abord les éléments bloquants: fortes ruptures dans la navigation, contrastes illisibles, absence de balises alt.
  2. Traitez ensuite les ajustements d’ergonomie: position des boutons, structuration des pages, correction des formulaires.
  3. Terminez par la documentation et la formation de l’équipe pour pérenniser vos efforts.

Surveillez vos indicateurs

Suivez votre progression via des indicateurs concrets:

  • Le taux de conformité général (vous pouvez commander un rapport).
  • Le nombre de plaintes liées à l’accessibilité.
  • Le taux de clic ou de conversion sur vos démarches en ligne.
  • Les retours des utilisateurs (enquêtes, sondages, forums).

En comparant ces métriques avant et après les corrections, vous verrez rapidement s’il reste des blocages ou si les mesures ont porté leurs fruits.

Impliquez votre communauté

L’accessibilité est aussi l’affaire de vos usagers. Encouragez-les à faire remonter leurs difficultés ou à partager leurs retours d’expérience. Vous pouvez, par exemple, insérer un formulaire de contact dédié à l’accessibilité, ou indiquer clairement les coordonnées de la personne ou du service qui gère ces questions. Cela leur prouvera que vous prenez leurs besoins au sérieux.

Valorisez vos améliorations

N’hésitez pas à communiquer sur vos efforts. Expliquez dans un billet ou dans votre newsletter que vous avez entrepris des démarches pour rendre votre site plus accessible. Indiquez les changements concrets et invitez les visiteurs à tester ces nouveautés. Non seulement cela renforce votre transparence, mais ça instaure aussi une dynamique positive autour de l’accessibilité.

Pensez au long terme

Toute évolution sur votre site, qu’il s’agisse d’un nouveau service en ligne, d’une refonte graphique ou d’une migration d’outil, doit intégrer le RGAA dès la conception. Plus vous prenez l’accessibilité en compte en amont, moins vous aurez d’ajustements à effectuer après coup. Le but final? Arriver à un fonctionnement fluide où l’accessibilité fait naturellement partie de votre workflow, sans perturber vos équipes ni gonfler votre budget.

Coqpit comme partenaire

Si vous réalisez que la charge de travail ou les compétences requises dépassent vos ressources, vous pouvez vous tourner vers une agence comme Coqpit. Forte de plus de 400 projets menés depuis 2016 (sites vitrines, e-commerce, applications professionnelles), cette équipe polyvalente sait allier créativité, innovation et respect des normes. Elle peut vous accompagner à chaque étape, de l’audit initial jusqu’à la mise en conformité finale, en passant par la formation de vos collaborateurs.

Conclusion pratique

Les rgaa 4.0 critères sont finalement un levier pour mieux servir vos usagers. En clarifiant les attentes, en définissant une check-list complète et en procédant à des ajustements ciblés, vous faites un pas de plus vers une expérience utilisateur inclusive. Vous remarquerez également que l’accessibilité va de pair avec la performance et la qualité globale de votre présence en ligne. Alors, pourquoi attendre? Mettez en place votre plan d’action, mobilisez votre équipe et commencez à mesurer les résultats concrets.

Questions fréquentes

1. Qu’est-ce que le RGAA 4.1 change par rapport à la 4.0?

Le RGAA 4.1, publié en février 2021, a notamment supprimé la distinction entre les niveaux A et AA en rendant l’ensemble des règles obligatoires. Dans la pratique, les fondamentaux demeurent similaires, mais il existe quelques ajustements méthodologiques. Vous pouvez consulter rgaa 4 pour comparer plus en détail ces versions.

2. Dois-je auditer toutes mes pages ou seulement un échantillon?

Il est conseillé de tester un échantillon suffisamment représentatif de votre site, en couvrant les gabarits principaux (accueil, contact, formulaires, pages événementielles, etc.). Un audit exhaustif peut être très lourd et coûteux, surtout pour les gros sites, mais votre échantillon doit refléter la diversité de vos contenus et fonctionnalités.

3. Les applications mobiles sont-elles concernées par le RGAA?

Le RGAA 4.1 ne couvre pas les applications mobiles natives, ni les logiciels ou le mobilier urbain numérique. Si vous gérez une application mobile, reportez-vous à la norme EN 301-549 V2.1.2, qui définit des exigences similaires mais adaptées aux contextes applicatifs.

4. Combien de temps dure la mise en conformité?

La durée dépend principalement de la taille et de la complexité de votre site, ainsi que de votre niveau de ressources. Un audit basique peut prendre de quelques jours à quelques semaines. Les corrections peuvent s’étaler de quelques semaines à plusieurs mois selon l’ampleur des modifications requises. L’important est de procéder par étapes et de suivre un planning réaliste.

5. Comment maintenir un bon niveau d’accessibilité sur la durée?

La formation régulière de votre équipe (rédacteurs, développeurs, chefs de projet) est clé. Mettez en place des procédures internes pour vérifier la conformité avant la publication de nouveaux contenus et planifiez des audits de suivi une fois par an ou à chaque refonte majeure. Cela permet de garder un site toujours à jour et inclusif pour l’ensemble de vos visiteurs.

References

  1. (République Française)
  2. (République Française)